samedi 11 janvier 2020

Une année de grand changement. 9 au 16 janvier 2020

Jeudi 9 janvier:. Après ma nuit d'insomnie, j'ai bien du mal à émerger ce matin mais rien ne nous presse. Jp m'apporte mon plateau de petit déjeuner et nous nous préparons tranquillement pour un dernier déjeuner avec quelques anciens collègues au restaurant La Truffade. Un bien agréable moment hélas trop court. Après notre rendez-vous à la banque qui nous permet de faire avancer favorablement notre projet, nous retrouvons notre Hirondelle afin de la rendre tout à fait présentable. Je m'attaque à des retouches de peinture blanche au sous-sol pendant que Jp me branche la machine à laver de secours et règle mille petits problèmes techniques et administratifs. 
Nous rentrons à notre hôtel, nous commandons des croque-monsieur et je poursuis la rédaction du texte que je souhaiterais lire mardi pour dire au-revoir à mon Papa.  Un long appel de Didier me fait part de l'organisation après les obsèques. Il souhaite que les personnes présentes se réunissent chez Papa et Maman autour d'un buffet. Si je pouvais acheter quelques produits locaux, ce serait une bonne idée. 


Vendredi 10 janvier: Jp part ce matin avant moi pour effectuer mille et une démarches (courrier recommandé, dépôt de la live-box, prise de rendez-vous avec nos acquéreurs, dernier voyage à la déchetterie...). Un petit parcours à pied dans les rues de Vichy depuis notre hôtel m'offre un moment d'émotion face aux récents événements. Il nous faut profiter de tout ce qui nous entoure car la vie est éphémère, alors j'en profite pour saisir quelques images avec mon téléphone. J'ai hâte de reprendre mon appareil photo en quête de belles compositions.   


Dans les rues de Vichy


Nous nous retrouvons dans notre Hirondelle, des derniers trous à boucher, des retouches de peinture sur les trois niveaux supérieurs de la maison, des petites réparations, rassemblement de nos affaires, puis j'applique pour terminer, de l'huile sur tous les planchers. Notre Hirondelle est éclatante, aussi belle et même plus encore que lorsque nous y avons emménagé il y a tout juste 9 ans. J'espère que nos acquéreurs ne regretteront pas leur achat. Moi, je la rachèterais bien notre Hirondelle !  
Comme nous n'avons mangé qu'un petit sandwich dans l'après-midi, nous partons déguster un couscous suivi de délicieuses pâtisseries orientales avec un verre de thé à la menthe... J'avais un grand besoin de douceur et de douceurs !   



Samedi 11 janvier: Nous prenons notre temps ce matin car nous n'avons rendez-vous qu'à 14 h avec nos acheteurs pour faire le tour de la maison. 
Ameline m'apprend que le petit Grim ne s'est toujours pas retourné et que compte tenu de l'état de son col, une césarienne sera programmée le 17 janvier si le travail n'a pas commencé avant. J'en suis un peu attristée mais je sais que la maternité fera le meilleur choix pour sa sécurité comme pour celle du bébé. 
J'appelle Maman pour prendre de ses nouvelles. Elle est excédée, certainement déprimée et elle me répond d'une façon très agressive et méchante avant de me raccrocher au nez. J'en suis complètement retournée et j'ai beau me dire qu'elle a 90 ans et qu'il faut prendre beaucoup de recul et lui pardonner ses paroles et sa réaction, je suis atteinte au plus profond de moi, et des blessures de mon enfance refont surface... Le manque d'affection, le sentiment que ma Maman s'est toujours occupée de nous par devoir plus que par amour et c'est très douloureux. Certes, nous n'avons jamais manqué de rien, nous sommes toujours partis en vacances, plus souvent, certainement que les enfants de notre génération... Mais les câlins, l'écoute, le dialogue, la compréhension, l'indulgence... m'ont cruellement manqués, ce qui a fait de moi une petite fille timide, coléreuse face aux manifestations d'injustice et manquant complètement de confiance en moi.  Le ressenti de mes frère et sœur est sans doute différent car je suis l'aînée et l'arrivée des jumeaux n'a laissé que peu de temps à ma Maman pour la tendresse, d'autant plus qu'elle n'a pas été très aidée par son mari à cette époque !  
Sur le moment, je n'ai plus envie de dire le texte préparé pour mon Papa dont quelques phrases ont été rayées par Didier et Christine qui auraient souhaité que ce texte nous représente tous les trois. Et puis, je n'ai plus aucune envie de me mettre en scène surtout si je dois avoir des sanglots dans la voix en le lisant. 
Je ne souhaite même plus participer au goûter qui suivra la cérémonie, chez Maman.
Nous regagnons notre Hirondelle et nos acquéreurs sont au rendez-vous. Jp leur fournit toutes les explications techniques en faisant le tour de la maison, il a parsemé le parcours de post-it afin de rien oublier. Nos acheteurs semblent satisfaits, ils ont grand-hâte d'emménager et ils commencent à entreposer des affaires dans le salon du bas... Cette fois, pas de doute, nous ne sommes plus vraiment chez nous ! 
Un peu de nettoyage des géraniums que nous laissons et qui devraient repartir au printemps au vu de la douceur du climat hivernal. Nous partons acheter quelques spécialités auvergnates pour le petit buffet d'après la cérémonie de mardi. 
Nous dînons au restaurant "le Comptoir" afin de nous changer les idées.
J'ai Christine au téléphone en fin de soirée. Elle aussi subit depuis une semaine les accès de mauvaise humeur et de mauvaise foi de Maman et elle a hâte de repartir. Elle essaie de s'évader de la maison aussitôt qu'elle le peut et est lassée des soupirs perpétuels de Maman qui quoique l'on fasse pour elle, ne se montre jamais positive. Sa vie semble n'être qu'une succession de souffrances, de déceptions, de regrets... Elle ne cesse de dire qu'elle n'a qu'un seul souhait, celui de ne pas se réveiller et elle y travaille puisqu'elle n'aspire qu'à aller se coucher et dormir pour ne plus penser à rien ! Au bout d'un moment, c'est difficile à supporter. Elle ne sait même plus profiter de la présence des uns et des autres !  


Dimanche 12 janvier: Une dernière grasse matinée. J'ai pris un xanax hier soir pour m'endormir le plus vite possible compte tenu des émotions de la journée. Jp part avant moi afin de nettoyer ma petite Fox, en faire le plein avant de la charger et de la remettre au garage. Puis nous chargeons les valises dans l'X-Trail. Il ne reste plus dans la maison que les fromages, la charcuterie et les quelques produits frais qu'il nous restait. Nous les récupérerons demain. Notre Hirondelle nous échappe d'avantage d'heure en heure ! 


Notre Hirondelle. 12 janvier 2020


Je balaie une dernière fois la cour et c'est avec un gros coup de cafard, que nous repartons vers notre hôtel... Ces derniers jours ont été trop chargés d'émotions. Un petit pique-nique dans la salle de l'hôtel puis nous nous rendons pour une dernière fois dans le centre-ville où comme tous les dimanches, les magasins sont ouverts ! 
Un dernier dîner et une toute dernière nuit à Vichy nous attendent. 


Lundi 13 janvier: Je fais sonner ce matin mon réveil à 7h10, la journée s'annonce très chargée. Nous descendons prendre le petit déjeuner à 8h30 et nous quittons notre hôtel à 9h30, après un séjour d'une semaine. Nous nous rendons à la pastillerie pour acheter quelques dernières boîtes de pastilles, mais la boutique est hélas fermée jusqu'au 19 février. Une facture à régler,  nous sonnons chez Sandrine, ma petite coiffeuse pour lui dire au-revoir puis nous avons une toute dernière fois rendez-vous dans notre Hirondelle pour le relevé des compteurs avec nos acquéreurs. Je vide le réfrigérateur et nous leur remettons les clefs... Cette fois nous ne reviendrons plus 😪 . Jp va chercher la Fox , nous redonnons les clefs de notre petit garage puis nous partons à pied chez le notaire pour la signature à 11h. Notre Hirondelle n'est officiellement plus à nous ! Un dernier déjeuner dans le centre-ville au cours duquel je prends des nouvelles d'Ameline. Elle a eu ce matin de petites pertes aussi je lui conseille vivement d'appeler la sage-femme par sécurité. Elle a peut-être perdu le bouchon muqueux. C'est aujourd'hui le terme présumé de sa grossesse. Puis nous prenons la route vers Paris avec nos deux voitures bien chargées. J'ai bien du mal à me réhabituer à la Fox qui n'a pas de boite automatique et je cale à plusieurs reprises. Nous faisons une première pause à la station du Centre de la France afin d'échanger les voitures. La conduite avec la Fox sur un long parcours est assez fatigante et la radio ne fonctionne plus très bien. C'est Jp qui la reprend. Nous nous suivons pour plus de sécurité. Lors du second arrêt au niveau d'Orléans, il fait déjà nuit et Jp préfère que je continue à conduire la Nissan. Je tente de rappeler Ameline et Fabien sur la route. Ni l'un ni l'autre ne me répondent et je m'inquiète ! Quelques minutes plus tard, heureusement, Ameline me rassure, elle n'a  pas eu d'autres pertes et elle envisage de venir demain aux obsèques de son Papy. Nous arrivons sans difficultés en région parisienne jusqu'à ce qu'un bouchon nous bloque pendant plus d'une heure aux environs de Nanterre. Jp m'appelle pour me dire que nous allons sortir au niveau de Bezons et que nous irons dîner au Courte-Paille en direction d'Herblay où nous avons prévu de laisser la Fox pour quelques jours chez Didier et Catherine. Au moment où nous arrivons à Herblay, Ameline me rappelle pour me dire qu'elle semble avoir perdu les eaux et qu'elle part à la maternité... J'en suis tellement bouleversée que je ne parviens plus à m'y retrouver dans les automatismes de la Nissan et que je cale ! 
Arrivés chez Didier et Catherine, le téléphone à portée de main, nous reparlons de l'organisation des obsèques de Papa. Didier me montre le texte libre que lui et Christine ont modifié de façon à ce qu'il puisse être lu par Christine en notre nom à tous les trois.  Nous refaisons quelques rajouts et je me garde la possibilité de le lire si je m'en sens capable... Je l'ai après tout écrit pour mon Papa ! 
Nous quittons Herblay pour nous rendre à notre hôtel à Saint-Gratien. J'appelle Fabien sur la route. Ils sont tous les deux à la maternité. La poche des eaux d'Ameline est bien fissurée et le travail a commencé, mais tout doucement. Le bébé peut arriver cette nuit, comme demain ou même plus tard ! Elle reste sous surveillance à l'hôpital. La nuit va être bien longue pour sa Maman. Ce serait incroyable que le bébé naisse le même jour que Florent !  Que d'émotions !!!   


Mardi 14 janvier:  2 h du matin: Fabien m'appelle. Il est rentré chez lui pour se reposer et il doit revenir vers 7h30 avec des affaires pour Ameline qui se repose dans une chambre individuelle.  Le travail se poursuit, elle a des contractions qui commencent à être douloureuses toutes les 10 à 15 minutes. Les mesures de la tête du bébé ont  été reprises. L'accouchement par voie basse peut-être envisagé mais ne devrait pas intervenir avant plusieurs heures. Fabien me rappellera. Je vais moi aussi essayer de dormir un peu. 
A 8h12, Fabien m'envoie un message pour me dire que les contractions se rapprochent et deviennent plus douloureuses. 
A 9h58, nouveau message de Fabien. Le col est ouvert sur 3cm. Ameline va partir en salle d'accouchement et la péridurale va être mise en place d'ici 45 mn.  
Nous nous préparons tranquillement après le petit déjeuner pour une journée qui va être longue et éprouvante. Nous partons vers 12h30 en direction de l'hôpital d'Argenteuil et nous arrivons en avance au rendez-vous de 13h30 devant la chambre mortuaire. Nous sommes les premiers. Christine et Frédéric arrivent avec Maman, suivis par Didier et Catherine. A 13h30, les véhicules des Pompes funèbres ne sont toujours pas là. Christine rappelle et ne parvient à joindre personne. Finalement, nous apprenons à 14h que le prestataire n'a pas été prévenu et que rien n'est organisé... Une situation parfaitement incroyable. La société doit trouver un autre prestataire en urgence ou reporter la cérémonie alors que tout le monde est déjà devant l'église !!! Finalement, un autre prestataire va intervenir. Nous sommes invités à passer au salon mortuaire autour de Papa. Je n'ose pour ma part pas approcher car je préfère conserver le souvenir de Papa vivant. 
Le corbillard, le cercueil et les fleurs arrivent et nous partons, après la mise en bière, qui est un moment douloureux, en direction de l'église de Houilles.  La cérémonie commence avec un peu plus d'une heure de retard. 
Je confie mon téléphone à Jp, sous haute surveillance, pour éviter de perturber la cérémonie en cas de message ou d'appel de Fabien. Je parviens à lire le texte pour Papa avec beaucoup d'émotion. 
Il fait un froid glacial dans l'église car il y a eu une explosion de gaz dans une maison ce matin. Nous passons devant cette maison en nous rendant au cimetière. Il ne reste effectivement plus rien du bâtiment. Heureusement, l'explosion n'a pas fait de victimes. Alain et Jacqueline, les cousins de Rémy, nous retrouvent au cimetière. Ils se sont trompés d'église en arrivant et ne savaient pas que la cérémonie avait été retardée.  Cela me fait grand plaisir de les voir, c'est très gentil à eux d'être venus car ils ont actuellement leur part de soucis. 
La mise en terre du cercueil est un moment très difficile, particulièrement pour Maman qui fond en larmes en jetant une rose. 
Nous ne pouvons pas rester trop longtemps au cimetière car, compte tenu du retard pris sur le déroulement de la cérémonie, il ferme... 
Nous nous retrouvons chez Papa et Maman où Christine a aménagé le séjour de façon à recevoir tout le monde. Nous préparons un buffet sur la table de la salle à manger. Nous avons tous apporté du fromage, de la charcuterie, du pain, du pannetone, des fruits... La tension diminue sauf pour moi qui surveille avec anxiété mon téléphone. 
A 17h29: Fabien m'informe que tout va bien, que le bébé descend. Le col est dilaté à 9 cm et la naissance ne devrait plus tarder. Ameline a eu une tension basse qui est maintenant remontée. 
Je tiens l'ensemble de l'assemblée informée et nous vivons cette soirée au rythme de l'accouchement. 
A 18h30: Fabien m'envoie un nouveau message pour me dire que le travail continue et qu'une hormone est injectée à Ameline pour accélérer la naissance. 
Puis le temps passe et je ne lâche plus mon téléphone. Catherine et Maman me demandent régulièrement si j'ai d'autres nouvelles surtout à chaque notification sonore... 
Je n'ose pas appeler Fabien car si le bébé est né, il faut lui laisser le temps de vivre ce moment en toute intimité. 
A 21h30, Jp est parti raccompagner Catherine qui était très fatiguée. Je suis à ce moment dans la cuisine et Eliane, l'amie de Christine qui a entendu mon téléphone sonner vient me dire qu'un Fabien vient de m'appeler. Je rappelle aussitôt, mes doigts tremblent et je ne sais même plus utiliser mon téléphone... Du calme... Un petit Loup est né à 20h37... Tout le monde applaudit à cet instant et je m'isole pour entendre Fabien qui m'annonce qu'Ameline après plusieurs heures de travail a dû accoucher par césarienne. Le cordon était trop court et il était enroulé autour du bras du bébé. Il ne pouvait donc pas descendre et une césarienne a été décidée en urgence. Ameline est maintenant en salle de réveil, elle va bien et le bébé, qui pèse 2kg960, aussi... J'en suis toute émue et bouleversée mais toute triste que toutes ces heures de travail se soient terminées par une césarienne. J'appelle tout de suite Jp et Catherine qui attendaient l'annonce de la naissance avec presque autant d'impatience que moi. 
Que d'émotions dans une même journée !  Et ce petit Loup est arrivé le jour de l'anniversaire de Florent qui fête aujourd'hui ses 38 ans ! 


Mercredi 15 janvier: J'ai encore dû prendre un xanax pour m'endormir hier soir. Je n'ai pas le courage de me lever pour aller prendre le petit déjeuner à l'hôtel. Jp me l'apporte et nous nous préparons pour partir à Paris. J'ai commandé chez Petit-Picotin, l'atelier tenu par Astrid, l'amie d'enfance d'Ameline, des petits cadeaux de la liste de naissance que j'ai fait marquer au nom de Loup. Nous resterions bien une nuit de plus à l'hôtel pour ne pas avoir à replier déjà bagages mais l'hôtel est complet. Nous décidons de partir par les transports afin d'éviter les embouteillages parisiens en temps de grève... Nous avons au préalable consulté Internet et trains et métros semblent fonctionner assez correctement. Nous laissons la voiture chargée au parking de la gare. Nous avons un RER assez vite et nous descendons à la station Tour Eiffel-Champ de Mars afin de prendre la ligne 6 du métro jusqu'à Denfert-Rochereau, mais la ligne 6 est une des seules à être fermée ! Ce n'est vraiment pas de chance ! Nous décidons de nous rendre à pied à la maternité de Port-Royal après avoir informé Fabien de notre mésaventure. Une petite heure de marche plus loin, nous arrivons à la maternité où nous retrouvons Christine et Frédéric, qui séjournaient rue Mouffetard, tout près de Port-Royal. 
Fabien vient nous chercher dans le hall d'accueil et nous dit qu'heureusement que nous ne sommes pas arrivés plus tôt car Ameline a fait des malaises ce matin et en début d'après-midi . Elle a une tension très basse et elle a perdu connaissance lorsqu'elle a voulu se lever. Elle va un peu mieux mais elle ne doit pas se lever seule. Nous arrivons dans sa chambre et nous découvrons le petit Loup qui est tout mignon, il a un joli petit visage, encore un peu rouge, qui n'a pas souffert au moment de la naissance puisqu'il est arrivé par césarienne. Je suis aux anges de faire sa connaissance mais bien inquiète pour ma fille qui a eu un accouchement fort difficile après une grossesse parfaite.  Le temps passe bien vite en présence de cette nouvelle petite famille. Fabien est aux petits soins et prend son nouveau rôle de Papa très au sérieux. 

15 janvier 2020. 1er jour du petit Loup
 

15 janvier 2020. 1er jour du petit Loup



Ameline commence à être fatiguée, aussi, nous ne nous attardons pas. Il est un peu trop tard pour aller chercher la commande chez Petit-Picotin, nous irons demain. Nous prenons un petit en-cas à la cafétéria avant de reprendre le métro. Nous n'avons que deux stations mais nous attendons plus de 30 minutes notre rame et lorsqu'elle arrive, elle est bondée. Il nous faut pousser fortement les passagers pour parvenir à entrer. Mon sac et la chaussure de Jp sont presque coincés ! C'est très désagréable. Une dame nous dit que pourtant elle est bien contente parce qu'au moins il y a des métros ! Elle est à 4 ans 1/2 de la retraite et elle compte les jours pour ne plus avoir à subir ces désagréments.  A notre station, la sortie est de l'autre côté et c'est un véritable combat pour sortir en jouant des coudes. Jp a tellement forcé qu'il se trouve mal et a besoin de quelques minutes pour récupérer. Penser que parisiens et banlieusards subissent ce calvaire tous les jours en période de grève, me révolte et je trouve de plus en plus scandaleux ces mouvements des personnels de la SNCF et de la RATP. Il me parait très injuste que certaines corporations conservent des privilèges alors que la plupart des gens subissent les réformes sans avoir aucun moyen d'action ! Et ce sont ces mêmes personnes qui subissent les gréves des transports, qui ont un mal fou à se rendre sur leurs lieux de travail au risque de perdre leurs emplois... 
Pour prendre le RER C, il y a de l'attente et des retards mais lorsque la voiture arrive, il y a heureusement des places assises. La voiture est de plus en plus  chargée au fil des stations mais nous avons la chance d'être bien installés. 
Nous récupérons notre voiture à Saint-Gratien avant de partir chez Didier et Catherine où nous finissons avec eux notre soirée. 



Jeudi 16 janvier : Après nos mésaventures d'hier dans les transports, nous décidons de partir aujourd'hui à Paris en voiture. Nous quittons Herblay à 12h30 et nous mettons deux bonnes heures pour arriver dans le 9ème pour récupérer la commande chez Petit-Picotin. Sur le chemin, j'ai Ameline au téléphone. Elle a eu de nouveaux malaises hier soir et ce matin et elle doit passer un électro-cardiogramme de contrôle. Son moral s'en ressent beaucoup et je la sens prête à fondre en larmes. Elle se ressaisit car les parents de Fabien arrivent. Astrid, l'amie d'enfance d'Ameline m'accueille très gentiment. Elle a déjà trois petites filles et elle attend un quatrième enfant pour la fin du mois de février. Elle habite avec son mari à deux pas de l'appartement d'Ameline et Fabien. Je trouve qu'elle n'a pas changé. Nous prenons ensuite la direction de la maternité mais toutes les routes sont bloquées depuis le Boulevard Saint-Germain en raison des manifestations. Jp me laisse au départ du Boulevard Raspail et je continue à pied. Je suis très inquiète pour ma fille et j'essaie de marcher le plus vite possible pour arriver rapidement mais je ne suis pas très rassurée car mon trajet suit exactement celui de la manifestation jusqu'au Boulevard du Port-Royal. Des caisses de solidarité en faveur des grévistes jalonnent le parcours et je dois me retenir pour ne pas leur dire ce que j'en pense !  L'entrée principale de la maternité est fermée par sécurité et il me faut passer sur le côté.  
Lorsque j'arrive dans la chambre, Ameline est dans un fauteuil roulant. Pascale, la Maman de Fabien me rassure. L'électro-cardiogramme n'a montré aucune anomalie et il n'y a pas lieu de s'inquiéter.  Il faut juste qu'Ameline se requinque, retrouve des forces et le moral. La douleur provoquée par la cicatrice de la césarienne  est en partie responsable de la faiblesse et de l’appréhension d'Ameline qui n'a encore jamais subi d'intervention chirurgicale et elle vit assez mal cette situation. 
Le petit Loup est toujours aussi mignon et calme. Il se laisse complétement aller contre sa Maman et c'est très émouvant !  


15 janvier 2020. 2ème jour du petit Loup


Je prends le relais une partie de l'après-midi et il se montre toujours aussi calme et détendu. Je suis sous le charme de petit être sans défense qui dépend entièrement de l'amour de son entourage.  

La sage femme, après un examen de contrôle, fait faire quelques pas à Ameline dans le couloir. Tout se passe bien même si ma fille parait toute fragile. Les makis apportés par les parents de Fabien pour Ameline ont été posés sur le rebord de la fenêtre afin de rester au frais. Fabien les fait malencontreusement tomber en ouvrant le store... Jp et lui partent les récupérer en pénétrant dans une chambre inoccupée et c'est une véritable épopée !! Ouf Ameline aura ses maquis mais sans la sauce qui n'a pas survécu ! 
J'ai bien du mal à quitter ce soir la maternité et à laisser ma fille et son petit Loup mais il nous faut aller rechercher la voiture que Jp a du laisser dans un parking du Boulevard Saint-Germain, avant de nous rendre rue Mouffetard où nous avons rendez-vous pour dîner avec Pascale et Jean-Claude, les parents de Fabien.  La soirée se termine très agréablement, je suis un peu moins inquiète. Nous rentrons dormir chez Didier et Catherine, épuisés physiquement et émotionnellement par tous les événements de ces derniers jours.  

jeudi 2 janvier 2020

Une année de grand changement. 1er au 8 janvier 2020



Mercredi 1er janvier 2020: J -6. Et voilà, nous avons encore une fois franchi le cap d'une nouvelle année. Quand je pense qu'il nous avait paru incroyable d'arriver en l'an 2000... et que cet événement remonte déjà à 20 ans ! 
Après une grasse matinée bien méritée, nous nous remettons à l'ouvrage. Jp va prendre un petit café avec son ami, ancien collègue et témoin de mariage, Didier pendant que je continue à œuvrer... Le bureau se vide petit à petit et notre débarras va bientôt être saturé ! 


Notre débarras. 1er janvier 2020


Les messages de bonne année fusent. Didier est passé chercher Maman pour le déjeuner avec la Maman de Catherine.  


Déjeuner du 1er janvier à Herblay



Ils se rendent ensuite à l'hôpital pour voir Papa qui a été transféré en gériatrie. Il est toujours sous oxygène et il ne s'est pas du tout réveillé pendant leur visite.  Didier essaiera de prendre un rendez-vous avec le médecin cette semaine. La situation n'est pas réjouissante. 

Heureusement, du côté d'Ameline, tout va bien . Le petit Grim nous laisse encore un peu de répit même s'il a empêché sa Maman de dormir la nuit dernière, tant il bouge. Mais il ne semble pas s'être retourné. 
Les parents de Fabien, futurs grand-parents avec nous du petit Grim, nous ont envoyé un très gentil message.  





Jeudi 2 janvier: J-5. Allez debout, il faut s'y remettre... Lessives et cartons. Nous terminons de vider le bureau et nous mettons de côté les papiers dont nous pourrons avoir besoin pendant les trois mois de garde-meubles. Nous avions réussi à conserver notre décor et la chaleur de la maison mais là cela commence à faire tout vide ! 
Didier m'appelle, les nouvelles de Papa ne sont pas bonnes. Son infection pulmonaire ne se résorbe pas malgré les antibiotiques et son état s'est dégradé.  Il ne fait que dormir et il n'est plus alimenté car le nourrir, même avec une perfusion, aggraverait l'infection. Il est seulement hydraté. Le médecin n'est pas optimiste. 
Maman m'appelle peu après car Didier l'a informée de l'état de papa. Elle est bouleversée.  
Malgré l'émotion générée par cette nouvelle, il ne nous faut pas baisser les bras car je vais peut-être devoir remonter sur Paris plus rapidement que prévu ! 
Je m'attaque au buffet de la salle à manger et au placard de notre chambre ! Bientôt 60 cartons plus les 12 de l'atelier ! 
En début de soirée un appel de Catherine m'apprend que le médecin de l'hôpital a appelé Didier pour dire que l'état de papa s'était encore aggravé. Il dort toujours et ne supporte pas d'être touché. Il a été mis sous morphine. Didier est allé chercher Maman pour aller le voir. Nous attendons d'autres nouvelles. 



Vendredi 3 janvier. J-4. Je fais aujourd'hui le vide et le tri dans la salle de bains, cela me prend pas mal de temps car c'est incroyable ce que l'on peut accumuler ! L'avantage d'un déménagement c'est que l'on repart plus léger ... jusqu'à la prochaine fois. La salle de bains remise en ordre, les affaires à conserver, triées et rangées, je commence à vider les tiroirs des commodes de notre chambre. Puis il est l'heure de nous préparer pour aller dîner chez Anne qui nous a gentiment invités pour nous dire au-revoir. 

C'est chez Anne que Didier m'appelle pour m'apprendre le décès de Papa, ce soir. Nous avions beau nous y attendre, c'est un gros choc de nous dire que c'est fini, nous ne le reverrons plus, nous ne rejouerons plus aux dominos avec lui,  Jp ne lui jouera plus du piano, il ne retournera plus dans sa chambre de la maison de retraite, il n'aura pas revu sa maison...dont peut-être il ne souvenait plus. Je le revois lors de notre dernière visite à la résidence avec Didier et Catherine nous faire un petit coucou par sa fenêtre. J'en avais été bouleversée ! Il nous faut maintenant nous rappeler de tous les bons moments passés avec lui. 


Mariage Papa et Maman. 24 avril 1954


Vacances en Bretagne. Août 1954 

Papa et Maman. Août 1954. Melun



Papa et Maman. Avril 1955. Melun

Mon Papa et moi

Papa et son sketch du manchot. Hodeng-Hodenger. 1er juillet 2007.



Il y a un peu moins de 10 ans, nous avons eu la chance de réunir nos quatre parents lors de notre mariage au château de Gerbe. C'est la dernière fois que nous avons pu les faire déplacer. 


Papa, Christine, Catherine et Maman. 3 juillet 2010. Château de Gerbe


Papa au château de Gerbe 4 juillet 2010

Papa et Maman à Vichy. 5 juillet 2010.


Papa à Herblay. 10 avril 2010

Papa et Maman à Bezons

Papa et Maman à Bezons. 30 avril 2018


Papa et maman à l'hôpital d'Argenteuil. 15 avril 2019




Tu aurais eu 91 ans le 8 mai prochain et nous sommes heureux d'avoir pu fêter avec toi et en famille tes 90 ans alors que tu venais d'entrer à la maison de retraite. 


8 mai 2019. Tes 90 ans



J'espère que de tout mon cœur que tu es parti en douceur dans ton sommeil, sans souffrance et que quelque part dans le ciel, une petite étoile brille pour toi. 






Samedi 4 janvier: J-3. J'ai eu bien du mal à m'endormir hier soir malgré un Xanax 0,50 mais ce matin, le réveil est difficile. Heureusement, j'avais demandé à Jp de me tirer du lit car nous n'avons plus de temps à perdre surtout si je dois monter à Paris précipitamment soit pour les obsèques de mon Papa, soit pour la naissance du petit Grim. 
Au programme de cette journée, le placard et les commodes de notre chambre à terminer, ce qui veut dire plusieurs voyages de Jp à la recyclerie et au secours catholique. Puis je m'attaque au dressing. Pas facile de faire le tri entre ce que nous devons emporter pour les 3 mois en gîte, ce dont nous allons avoir besoin pour les 10 jours à venir et ce que nous devons laisser dans les penderies qui resteront dans le container. 
Ce qui n'est pas sur cintre doit être chargé dans les sacs et la salle de bains du haut commence à ressembler à un hall de gare ! 




Didier a été aujourd'hui bien occupé, lui qui se remet à peine de son souci de santé d'avant Noël. Il a apporté les vêtements pour Papa à l'hôpital, mais ce ne ne sera pas leur rôle de l'habiller. Il s'est ensuite rendu dans une entreprise de pompes funèbres, celle qui s'occupe du caveau, afin de faire établir un devis pour une jolie cérémonie. Maman souhaite que la messe ait lieu à l'église de Houilles où ils se sont mariés. Il est certain que ce sera mieux qu'à l'église de Bezons. 
Après toutes ces démarches, Il s'est rendu avec Catherine à Boulogne pour voir le futur appartement de Joffrey et Naiané qui déménagent demain ! Au retour, ils sont passés chez Maman qui dormait déjà. 



Dimanche 5 janvier: J-2. Nous avons œuvré très tard hier soir pour faire les valises, il ne reste plus qu'à faire les petites valises pour les dix jours avant notre arrivée au gîte. Le réveil a été encore bien difficile. Nous attaquons avant même notre toilette la cuisine où il y a encore du tri à effectuer. Jp fait cuire les derniers légumes du réfrigérateur pendant que je prends ma douche et nous reprenons notre séance de cartonnage à peine interrompue par une pause dégustation de l'excellente poêlée de légumes. Ustensiles de cuisine, couverts, épices, boîtes, jouets anciens, bibelots, bar... tout est emballé. Nous en sommes à 74 cartons sans compter les malles, les cartons de l'atelier, les housses de vêtements et de linge de lit, les sacs et les valises ... Nous allons bientôt être en panne de cartons ! Et il n'y a plus beaucoup de place pour circuler dans le débarras ! 


Le débarras. 5 janvier 2020


Le débarras. 5 janvier 2020

Ameline et Fabien ont rendu visite à Maman cet après-midi, cela lui a changé les idées. J'ai ainsi la confirmation que le petit Grim est toujours bien au chaud dans le ventre de sa Maman. 

Nous sommes épuisés physiquement et moralement. Cette nuit sera la dernière dans notre maison. Demain matin, nous déferons les draps, je mettrai en route des lessives pour le linge de lit et les serviettes. Nous partirons en fin de soirée avec nos petites valises à l'hôtel pour une courte nuit puisqu'il nous faudra accueillir les déménageurs à 8h ! 



Lundi 6 janvier: J-1. Une dure journée nous attend, la toute dernière dans notre Hirondelle meublée... Il nous faut courir partout et surtout ne rien laisser dans les meubles qui partent car lorsque les déménageurs seront là demain matin à 8h, ils envahiront l'espace en allant de pièce en pièce afin d'optimiser le rangement du camion. Il nous manque des cartons pour finir d'emballer les livres et l'épicerie. Les déménageurs en apporteront demain matin ! 
Didier et Christine, qui est arrivée hier soir chez Maman, essaient de négocier une date d'obsèques la semaine prochaine. Si ce n'est pas possible, nous allons devoir demander à signer par procuration pour la vente de notre maison, ce qui complique la tâche du notaire et nécessite que nous l'en informions au plus tard demain. 
Un sentiment de découragement et de tristesse m'envahit en début d'après-midi accompagné d'une grosse crise de larmes. J'ai l'impression que jamais je ne viendrai à bout de ce déménagement qui tombe on ne peut plus mal ! 
Mais je n'ai pas le droit de m’appesantir, impossible de reculer ! 
Nous n'avons guère le temps de souffler et la journée passe à une vitesse impressionnante. 
Pendant que je fais un dernier carton un peu compliqué, Jp nous concocte un petit souper sympa avec les restes du réfrigérateur. Nous dînons une toute dernière fois dans notre salon devant une série Netflix avec l'illusion que la soirée va se poursuivre comme à l'accoutumée et que nous n'allons pas quitter notre Hirondelle ! 

Re branle bas de combat après cette petite pause salutaire. Je remets en route une dernière lessive, je prépare une petite valise pour la nuit et nous faisons en sorte que tout ce qui ne doit pas partir soit mis de côté dans les placards. 

Une petite tisane pour un petit moment de sérénité avant de partir à l'hôtel !  


Mardi 7 janvier: Jour J. Je mets mon réveil à sonner à 6h45. Une douche rapide dans la minuscule salle d'eau de l'ancien hôtel de la plage devenu Ibis Style... Petit déjeuner rapide. Jp part avant moi  pour accueillir les déménageurs à 8h. Lorsque je rejoins moi-même notre hirondelle, sous la pluie, les déménageurs viennent juste de commencer et c'est déjà branle-bas de combat dans une maison vite sale et boueuse au vu du temps.  Ils sont trois et courent dans tous les sens et dans toute la maison . Et nous nous courons après eux pour vite cacher ce qui ne doit pas être emporté. Dans le même temps nous mettons sous housses les dessus de lit, les coussins, les oreillers avant de nous attaquer aux cartons de livres que nous avions dû interrompre hier faute de munitions. Nous chargeons ensuite l'épicerie tout en courant après les déménageurs qui ont vite fait de tout embarquer... Nous voilà avec notre panière à pain, contenant du pain frais dans le camion... pour 3 mois.  Nous avions prévu d’emmener une de nos deux dolce gusto dans le gîte... Trop tard, elles sont toutes les deux parties... Il nous restera toujours la boîte de capsules... Je profite du fait que la machine à laver et le sèche-linge soient toujours branchés pour faire tourner à fond et toute la journée des lessives ( suite du linge de lit, derniers vêtements, plaid, rideaux... de façon à ne pas mettre de linge sale dans le camion. Il est près de 13h lorsque le camion est rempli. Les déménageurs s'en vont déjeuner. Cet après-midi, ils désolidariseront la caisse du porteur afin d'en charger une autre pour demain matin.  Les deux caisses resteront stockées sans être déchargées, à l'entrepôt pendant 3 mois. Nous partons nous aussi déjeuner à la brasserie du marché pour nous détendre un peu avant de reprendre notre rangement, nettoyage des placards, rebouchage des trous, cartons de produits d'entretien... et lessives. Je rassemble les derniers sacs, derniers cartons dans le séjour en essayant de faire partir le maximum de choses... Nos deux voitures vont être bien chargées. 
Christine m'informe que la date des obsèques a été fixée à mardi. Nous pourrons donc rester jusqu'à la signature sauf si le petit Grim arrive avant. 
Comme toute la vaisselle est partie, Jp parvient à faire réchauffer le reste du gratin dans un petit saladier au four car le micro-onde est lui aussi parti. Un petit dîner est ainsi improvisé sur un plateau posé sur la glacière dans le canapé du sous-sol. Nous finissons un fond de vin rouge dans des pots à confiture... Un vrai festin qui se termine par les restes d'une salade de fruits frais !   Mais pas question de s'arrêter là, il reste beaucoup à faire malgré notre épuisement et l'humeur qui s'en ressent. Je propose à Jp de partir se coucher à l'hôtel pendant que j'attends la fin de mes lessives. Demain matin à la première heure, les machines partiront ! J'avance plus lentement que je ne le voudrais avec la fatigue et je refais avec nostalgie le tour de toutes les pièces à moitié vides de la maison qui nous a abrités au cours de ces neuf dernières années. Nous y avons été très bien et même de mieux en mieux au fil des différents aménagements... Nous allons incontestablement la regretter ! Il faut pourtant savoir tourner la page comme me le dit toujours Jp... Mais moi, j'ai plus de mal !  

Le dressing après le 1er jour de déménagement. 7 janvier 2020

Le salon après le 1er jour de déménagement. 7 janvier 2020


Le séjour après le 1er jour de déménagement. 7 janvier 2020



Il est plus de deux heures du matin lorsque je quitte avec tristesse la maison pour traverser les rues désertes de Vichy, toujours sous la pluie ! 


Retour à l'hôtel. 7 janvier 2020

Retour à l'hôtel. 7 janvier 2020



Mercredi 8 janvier: Jp se lève de bonne heure pour ouvrir la porte aux déménageurs. Moi, je ne me lève qu'à 8 heures afin de récupérer un peu de la journée d'hier. Il est temps que j'arrive, c'est toujours branle-bas de combat dans la maison. En débranchant la machine à laver, Jp a cassé le robinet d'arrivée d'eau et c'est un peu les grandes eaux dans la buanderie ! Le sèche-linge est parti, plus moyen de faire sécher les derniers rideaux qui ne pourront pas partir dans le camion malgré l'aide efficace de Martine, notre aide-ménagère. Je range, je trie, je cours et Jp aussi. A 11h30, les déménageurs sont déjà près à repartir, je leur prépare un dernier sac et ils s'en vont... Ils n'ont pas pris la table à repasser et la centrale à vapeur... Jp rappelle la société de déménagement pour les prévenir. Ils sont déjà en train de déjeuner à l'entrée de Vichy. Jp prend la voiture pour leur rapporter !

Ameline avait rendez-vous ce matin à la maternité. Son col est encore bien fermé. Le petit Grim devrait rester bien au chaud encore quelques jours. Prochain rendez-vous le 15 janvier. Nous partons déjeuner avec Martine à la brasserie du marché. S'ensuit un après-midi ménage à fond (pour moi) et nettoyage de l'atelier, changement du robinet de la machine à laver et rebouchage de trous (et il y en a !!!) pour Jp. Nous voilà à nouveau fourbus, nous avons mal partout, je ne parviens plus qu'avec beaucoup de difficulté à monter et descendre les escaliers... Mais la maison est propre, et nous parait immense sans les meubles... Nous aurions presque envie de la racheter ! 
  
Le salon après déménagement et nettoyage. 8 janvier 2020



Maman, Didier et Christine ont eu encore une journée bien chargée et je ne leur suis hélas d'aucun secours pour l'instant. Ils se sont rendus aux Pompes funèbres pour voir Papa qui a été préparé avec son costume. Maman n'avait pas envie de s'en aller. On efface pas 65 ans de vie commune aussi facilement même s'il y a encore quelques mois, face à la lassitude d'avoir à s'occuper d'un époux diminué, elle nous disait qu'elle ne le pleurerait certainement pas !  Ils avaient ensuite rendez-vous avec le curé pour la préparation de la cérémonie. Il va falloir choisir deux textes religieux en plus d'un texte libre si l'un de nous le souhaite. J'ai envie d'en préparer un pour dire un au-revoir plus personnel à mon Papa. 

Il est presque 3h du matin et je n'ai pas encore réussi à fermer l’œil. J'ai essayé de ne pas prendre de xanax et rien à faire, trop de choses me trottent dans la tête ! Pourtant, si la chambre est minuscule, le lit est large et bien confortable !  Comme souvent, je sens par moments mon rythme cardiaque s'accélérer lorsque je suis couchée, ce qui génère à chaque fois de l'inquiétude. Je n'ai pas encore envie de partir, j'ai encore beaucoup à faire et à vivre !  

jeudi 26 décembre 2019

Une année de grand changement. 24 au 31 décembre 2019

Mardi 24 décembre : C'est aujourd'hui branle-bas de combat à Bezons, de quoi perturber la tranquillité de Maman. Après le petit déjeuner et la toilette je m'attaque au ménage, au sapin, que nous avons apporté avec ses décorations, puis je fais avec l'aide de Maman, qui me dit quels draps je peux prendre, les lits des enfants... Cela fait une éternité que tous les lits n'ont pas été occupés ! Nous nous attaquons ensuite à la table. Maman s'affaire un peu partout mais je la sens un peu perdue, cela fait tellement longtemps que les réveillons de Noël ne se faisaient plus qu'en tête à tête avec Papa. Je commence à sortir les cadeaux.
Maman se sent un peu triste de n'avoir pas de cadeaux à mettre autour du sapin !  
Je prends des nouvelles de Didier qui est toujours très fatigué et a besoin de dormir. Il se lèvera juste un peu pour participer au réveillon. Maman a bien du mal à prendre du recul par rapport à l'état de santé de son fils. Elle avait l'impression qu'il était inébranlable et j'ai beau lui dire que ce qu'il a n'est pas grave mais qu'il a tout de même besoin de repos, elle majore ! "Oh pour qu'il aille se coucher en pleine journée, lui qui n'est pas douillet, c'est qu'il n'est vraiment pas bien" 
Nous sortons avec Jp pour effectuer quelques derniers achats pendant que Maman se repose. Son rythme est bien perturbé en notre présence ! A notre retour, elle a revêtu une tenue de fête ! Nous nous attaquons à la cuisine. Nous avons tout pris chez le traiteur mais il y a un peu de préparation ! Nous commençons à installer les petits fours sur la table du salon au moment où Justine et son compagnon Jonathan arrivent pour souhaiter joyeux Noël à Maman. Leur chien déboule comme un fou dans le salon ! Aïe, aïe, les petits fours sont en danger et je ne peux m'empêcher de manifester mon agacement ! Nous partageons une première coupe avec eux lorsque Florent et Sonia arrivent à leur tour... Une deuxième coupe en attendant Ameline et Fabien qui doivent être dans les embouteillages et Edouard qui vient par les transports... 
A 19h30, tout le monde est présent et je constate que le ventre de ma fille s'est encore un peu arrondi mais elle est toujours aussi radieuse ! Nous pouvons profiter de ce moment magique ! 


Réveillon de Noël 2019
  

Après un apéritif festif, nous passons à table. Notre repas "traiteur"  est dans l'ensemble assez réussi ! Ameline et Fabien nous ont apporté d'excellents fromages du marché des Batignolles. Avant de passer au dessert, nous proposons d'ouvrir les cadeaux. Ameline s'empresse de terminer l'emballage de ses paquets. Maman commence à être fatiguée, ou n'a pas entendu notre proposition, elle s'étonne que nous ne servions pas le dessert.  Edouard, qui n'a pas cessé de regarder son téléphone nous annonce soudain qu'il s'en va. Il vient de nous dire en regardant un message de sa compagne, que passer un réveillon de Noël, seule devant une pizza, n'est pas bien gai ! Il a commandé un chauffeur Uber en toute discrétion et celui-ci est déjà là ! Il ne prend même pas le temps d'ouvrir et d'emporter ses cadeaux ! Inutile de dire que ce départ précipité jette un froid dans la soirée. Maman à qui il n'a même pas eu le temps de dire au-revoir, est assez choquée ! Et Jean-Paul est très attristé d'autant plus que Maman a une parole malheureuse en disant "Dans ce cas, il n'avait qu'à pas venir" . 
Nous avions longuement discuté de ce sujet avec Jp au moment d'inviter Edouard. Nous savions qu'il habitait avec une jeune femme, Emma mais nous ne connaissions pas la nature exacte de leur relation, Edouard ayant à plusieurs reprises indiqué qu'il n'était pas en couple. Edouard ne nous avait d'ailleurs jamais présenté Emma. 
Ne la connaissant pas, il était assez délicat de l'inviter avec Edouard chez ma Maman. Jp avait bien expliqué cela à son fils qui n'avait pas semblé s'en offusquer. 
Mais en ce soir de Noël, il semblerait qu'Emma ait mal vécu le fait de se retrouver seule et qu'Edouard n'ait pas apprécié d'être invité sans Emma ! Et de ce fait, Jp s'est senti coupable ! 
Comme les relations humaines sont compliquées ! 

Une fois les émotions passées, nous poursuivons notre soirée et nous ouvrons nos paquets dont celui du petit Grim qui reçoit un petit nécessaire pour la maternité avec un doudou et son passeport en cas de perte ! 
La dégustation des bûches glacées avec une coupe de champagne termine joyeusement notre repas de réveillon. Maman, qui n'est plus habituée à cette vie nocturne, nous laisse finir de ranger et va se coucher. 
J'essaie, jusqu'à une heure bien avancée, après avoir longuement bavardé avec les filles et admiré le joli ventre en mouvement de la future Maman, de remettre la maison en ordre. 





Mercredi 25 décembre: Fabien part ce matin un peu avant 10h afin de se rendre en Normandie pour déjeuner avec sa famille. Quant à nous, nous nous attardons devant le petit déjeuner jusqu'à une heure assez avancée. Maman s'en trouve assez agacée, elle avait pensé se rendre à l'hôpital pour voir Papa en ce jour de Noël et elle se rend compte que nous ne semblons pas très décidés à bouger ! Jp se propose de l'emmener pendant que nous nous préparons et que nous rangeons la maison.  Il déjeune avec Maman dans la cuisine avant de partir.  
Pendant ce temps Didier appelle pour nous souhaiter joyeux Noël. Il va un peu mieux ce matin. Hier, il a dormi toute la journée et s'est seulement levé pour déguster un ou deux canapés.   


Jp qui n'arrivait pas à me joindre sur mon portable, vient d'appeler Catherine pour l'informer que Papa est sorti hier de l'hôpital et a réintégré la maison de retraite. Ni l'hôpital, ni la maison de retraite ne nous ont prévenus ! Jp et Maman se sont donc rendus dans la chambre de Papa à l'hôpital pour découvrir qu'il n'était plus là ! Ils  sont repartis vers la maison de retraite et ont trouvé Papa couché  et toujours aussi  absent ! Une visite bien triste pour Maman. La rééducation se fera sur place.

A son retour, Maman est beaucoup plus détendue. Nous partageons un thé avec cake et petits gâteaux. Les jeunes voudraient bien faire un monopoly en souvenir de leur enfance et pour faire plaisir à Sonia qui n'y a jamais joué ! Mais impossible de retrouver le jeu ! 


Maman. 25 décembre 2019

Ameline. 25 décembre 2019


Un dîner improvisé avec les restes du réveillon termine la soirée avant que Florent et Sonia ne repartent. 
Nous gardons sous haute surveillance la future maman pour qui le terme de la grossesse approche à grands pas. Pourvu toutefois que le petit Grim attende la fin de notre déménagement pour pointer le bout de son nez... ou devrais je plutôt dire, le bout de ses fesses !     

    

Jeudi 26 décembre: Jp part après le petit-déjeuner voir sa Maman à la maison de retraite d'Ermont. Après plusieurs messages à Edouard sans réponse, il passe le chercher chez lui à Nanterre, frappe à sa porte mais personne ne répond. Il se rend donc à Ermont et passe un bon moment avec sa Maman. Il a pris soin de s'y rendre le matin afin d'éviter son père cet après-midi car il est très remonté contre lui. Marie lui a envoyé hier une photo du repas de Noël dont il présidait fièrement la table après avoir fait son petit caprice à la maison de retraite ! 


Noël à Domont


Jp a beaucoup de mal à accepter l'idée qu'il harcèle sa femme pour qu'elle revienne à la maison au point qu'elle pense qu'elle n'est à la maison de retraite que de manière temporaire. Elle n'a pourtant aucune envie de rentrer chez elle avec son mari avec qui la vie lui est devenue insupportable. Il n'a aucune patience avec elle et ne lui fait que des reproches. Il n'est certes pas facile à l'âge qu'il a de comprendre les délires paranoïaques de sa femme, mais il se refuse à admettre qu'elle se sent beaucoup mieux dans un établissement où l'on prend soin d'elle sans la critiquer. Par ailleurs, son refus de quitter sa maison même pour une résidence senior met tous ses enfants en difficulté dans la mesure où les revenus du couple ne sont pas suffisants pour financer à la fois la maison de retraite et l'entretien de la maison dont il n'est de toute façon plus capable de s'occuper seul !  
La charge financière revient donc aux enfants, ce qui parait tout à fait injuste puisque la vente de la maison permettrait de financer la maison de retraite et la résidence senior pendant plusieurs années en toute tranquillité. 

Pendant ce temps, je remets la maison en ordre, je range le sapin, je refais le ménage, la vaisselle, les lits... et je boucle les valises. Maman va retrouver à la fois sa tranquillité mais aussi le vide de notre absence. 

Au retour de Jp, nous déjeunons avant d'emmener Ameline dans le 19ème où elle doit rejoindre ses amies en attendant le retour de Fabien. Puis nous reprenons la route pour Vichy avec une pause dîner sur l'autoroute. Il nous reste 11 jours pour finir nos cartons !  




Vendredi 27 décembre:  J-11. 4h du matin, je tourne en rond dans le lit encore une fois depuis un bon moment et je finis par me lever avant de me recoucher vers 6h30.  Le matelas, le stress de tous ces événements... sont probablement responsables de ces insomnies ! De plus nous avons eu hier dans la voiture une discussion assez animée sur l'attitude d'Edouard lors de son départ précipité le soir de Noël et de son absence de réaction suite aux SMS et au passage de son père chez lui. Il a fini par rappeler très tard alors que nous étions sur la route sans même un petit mot d'excuse ou de remerciement et c'est Jp qui se sent comme toujours coupable ! 
Après ma nuit d'insomnie, je me réveille plus tard que je ne l'aurais voulu. Nous tentons de retourner le matelas en espérant qui'il sera plus ferme de ce côté ! 
Et c'est reparti pour les lessives et les cartons ! Je trie un gros carton de papiers de Rémy qui me replonge dans la période douloureuse qui a précédé et succédé à son décès. 
Jp prend le temps d'envoyer un long courrier à son père afin de lui faire entendre raison en le prenant par les sentiments. 
Nous cartonnons jusqu'à 23 h.   



Samedi 28 décembre: J-10. Un technicien d'Engie doit passer ce matin entre 8h et midi pour vérifier le circuit d'eau de la chaudière qui ne chauffe plus l'étage, aussi Jp est sur le pied de guerre de bonne heure pendant que je tente de rattraper ma nuit précédente !  
Puis cartons, cartons, nous revoilà ! Le sous-sol est pratiquement terminé ! Jp profite même du temps sec d'aujourd'hui pour nettoyer et ranger le barbecue, plier les chaises de jardin... 
Un coup de fatigue nous conduit à nous arrêter de bonne heure devant un petit goûter. Il nous faut conserver toutes nos forces ! 
Anne, mon ancienne collègue m'avait le 26 laissé un message pour nous inviter à une raclette dimanche soir. Je n'ai hélas pas vu son SMS. Je l'appelle pour m'excuser et nous convenons de reporter cette raclette au 2 janvier.  
En début de soirée, je reçois un appel de Didier. Papa est à nouveau aux urgences de l'hôpital d'Argenteuil depuis cette nuit. La maison de retraite ne m'a pas appelée moi, alors que je suis censée être la personne référente depuis l'hospitalisation de Catherine ! Didier a reçu plusieurs messages mais n'en n'a pris connaissance qu'en fin d'après-midi. Il a tenté alors d'avoir des nouvelles et a appris que Papa avait fait une fausse route ayant entraîné une infection pulmonaire. Il n'était pas bien du tout. 
Environ une heure plus tard, Didier réussit à joindre un médecin qui lui dit que l'état de Papa est stabilisé. Il ira le voir demain aux heures des visites. 
L'année 2019 n'a décidément pas terminé de nous apporter son lot de surprises et d'inquiétudes !        



Dimanche 29 décembre: J-9. Jp a eu cette nuit une violente migraine et il n'est vraiment pas en forme ce matin. Une personne doit passer à 10h30 pour acheter les étagères de la cave que Jp a démonté avant Noël, nous n'aurons ainsi pas à les transporter. Je me dépêche de me préparer. 
C'est bon, les étagères sont parties ! Un petit déjeuner puis retour aux lessives et aux cartons. Je m'attaque à l'armoire de la salle de bains du 2ème étage... J'avais déjà trié et jeté les médicaments périmés, il y a encore du vide à faire... Je vais au garage photographier encore quelques petits meubles à mettre en vente. La batterie de ma petite voiture est une fois de plus déchargée. Jp la remet en charge, je vais en avoir besoin pour partir en Normandie...  
Je prends des nouvelles de Papa. Didier est allé chercher Maman pour l'emmener à l'hôpital. L'état de Papa est toujours stable mais il est encore sous oxygène. Il ne parle pas et dort beaucoup. Maman passe ensuite l'après-midi chez Didier et Catherine. Didier aussi va mieux. Heureusement parce que les urgences de l'hôpital d'Argenteuil, nous en sommes quelque peu saturés ! 


Catherine, Maman et Didier. Herblay. 29 décembre 2019

Les cartons avancent lentement mais sûrement et l'organisation est top... non !  Heureusement que nous avons ce petit débarras ! 


Les cartons au 29 décembre 2019 ! 




Lundi 30 décembre: J-8.  Jp a eu, suite à son courrier une longue conversation avec son Papa qui a toujours beaucoup de mal à réaliser que son épouse souhaite rester en maison de retraite. Il a été ému par le courrier de son fils aîné qui lui a paru être la voie de la raison. Il a paru à nouveau décidé à vendre sa maison mais cela lui arrache le cœur. Pour lui, la maison était un peu l'aboutissement de toute une vie et la vendre c'est comme si toutes ses années de travail, de travaux dans la maison et dans le jardin... n'avaient servi à rien ! Il n'arrive pas à se dire qu'au contraire posséder un bien immobilier permet de terminer sa vie sans se soucier du financement d'une maison de retraite ou d'une résidence pour personnes âgées. Espérons qu'il ne changera pas à nouveau d'avis.



Nous avançons dans nos cartons ! Après le sous-sol, le second étage se vide... Il reste à nous attaquer à nos deux étages de vie ! 
J'ai eu des nouvelles de la future Maman qui avait un rendez-vous à la maternité ce matin. La petite hémorragie du bébé s'est stabilisée. Une nouvelle analyse de sang a toutefois été faite. Par contre le petit Grim ne s'est toujours pas retourné. Pourvu qu'il reste encore quelques jours bien au chaud pour nous permettre de terminer notre déménagement. 
Catherine m'a appelé ce soir, Didier et elle sont allés voir à nouveau Papa. Il est toujours sous oxygène. Les antibiotiques devraient commencer à agir à partir de demain. Il ne parle pas et on a du lui attacher les mains car il enlevait son masque à oxygène. Il ne comprend pas ce qui lui arrive !  




Mardi 31 décembre: J-7. En ce dernier jour de l'année, que nous allons passer tous les deux au milieu de nos cartons, nous nous rendons au Grand Marché afin d'acheter chez le traiteur de quoi nous organiser un petit dîner de réveillon. Jp part ensuite acheter du crémant d'Alsace que je préfère au champagne. 

Nous nous attaquons au bureau. Il y a de quoi remplir plusieurs cartons avec les albums photos. Il y a encore du tri à faire dans les papiers et les sacs jaunes se remplissent à grande vitesse. Dans le même temps, je me mets à jour de mes lessives afin de ne pas avoir de linge sale à transporter ou à mettre au garde-meubles. 

Nous nous accordons en fin de journée une belle pause gourmande à l'occasion de notre tout dernier réveillon dans notre Hirondelle.  

Notre dernier réveillon à Vichy 
  

Notre dernier réveillon à Vichy 
  
Notre dernier réveillon à Vichy 


De leur côté, Didier et Catherine réveillonnent eux aussi en amoureux et nous nous réjouissons qu'ils se remettent tous les deux de leurs émotions.


Didier et Catherine réveillonnent en amoureux

  

Une année bien perturbée. du 23 au 31 décembre 2020

Les douloureux événements de ces dernières semaines m'ont empêché de venir compléter mon blog,  je vais toutefois tenter de faire un rés...